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Parole d'Élu

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Être respectés…

20 septembre 2019,

Pas une semaine ne se termine sans que notre profession ne soit condamnée par la vindicte outrancière de pseudo écologistes spécialistes de toutes les sciences et qui, concernant notre métier, en savent soi-disant plus que nous sur tout.

Aucun sujet ne leur échappe : maltraitance animale, gestion de l’eau, pratiques culturales, le loup, ils ont un avis à charge sur tout.
Manipulateurs de l’opinion publique, jamais avares d’une caricature ou d’un excès d’interprétation, leur fonds de commerce est d’opposer les citoyens pour exister dans le paysage médiatico-politique.

Le débat actuel concernant les zones de non-traitement en est la parfaite illustration. Alors que les scientifiques considèrent que le respect de distances entre trois et dix mètres est selon les contextes suffisants, eux réclament 150 mètres.
Ils n’hésitent pas à instrumentaliser la peur des gens pour dénoncer une agriculture qui les empoisonnerait.

Einstein disait « Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue ».
Les accusations récurrentes à l’égard de notre profession le confirment.
Dans ce contexte l’Etat essaie de reprendre la main en proposant un projet d’arrêté encadrant les ZNT (zones de non-traitement) avec des obligations qui n’ont été, ni concertées, ni même évoquées.

Soumis à la consultation du public, j’ai du mal à imaginer que le pragmatisme l’emporte sur les positions dogmatiques.
Quelles que soient leurs longueurs, la définition de distances de non-traitement n’est en aucun cas une réponse à la nécessaire protection des riverains.
Plus que des distances imposées, l’Etat doit reconnaître l’efficacité des pratiques et des équipements que nous utilisons. Qu’il s’agisse des buses anti-dérives, des appareils de traitement avec panneaux récupérateurs, des haies et autres filets, nous avons depuis longtemps pris en compte la santé des riverains.

Il est grand temps que nos pratiques soient reconnues et que les arguments scientifiques et techniques s’imposent.
Nous n’en demandons pas plus… Être respectés…


Frédéric Esmiol, Président de la Chambre d’agriculture 04