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Bio : Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes parmi les premiers de la classe

Les derniers chiffres publiés par l’observatoire régional de l’agriculture biologique témoignent du dynamisme du développement de la bio en région Paca, et tout particulièrement dans nos départements.

Avec 136 888 hectares cultivés en bio fin 2017, la région Paca peut se targuer de rester en tête des régions françaises en taux de SAU (surface agricole utile) bio. Et pas qu’un peu !
Si l’on en croit les chiffres diffusés par l’observatoire régional de l’agriculture biologique Paca (qui regroupe le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le réseau Bio de Paca, la Chambre régionale d’agriculture et la Fédération régionale des industries agroalimentaires), alors que la moyenne nationale plafonne à 6,6 %, la moyenne régionale dépasse les 23 % et rassemble 7,7% de l’ensemble des fermes bio nationales, soit 3 246 fermes en 2017 (870 dans le Vaucluse, 771 dans les Bouches-du-Rhône, 587 dans le Var, 454 dans les Alpes de- Haute-Provence et 330 dans les Hautes-Alpes), contre 2882 l’année précédente.
Et nos départements alpins ne sont pas pour rien dans ces bons résultats ! Si cinq des six départements de Paca font partie des dix premiers départements français en taux de pénétration de bio, les Hautes-Alpes sont en tête avec 27,4% de SAU bio.
« Pour Paca, 16,8% des fermes régionales sont en mode de production biologiques, contre 14,9% fin 2016 », indique l’ORAB Paca. Les surfaces en bio ont ainsi augmenté de plus de 17% sur l’année 2017. « Seule l’année 2010 a connu une progression plus importante des surfaces avec + 19,9 %. Ce sont 19 945 ha supplémentaires qui ont été engagés en bio au cours de l’année (contre 7 264 ha en 2016 et « seulement » 11 467 ha en 2010, bien que cela représentait une part plus importante des surfaces alors en bio) », précise l’ORAB.
En termes de SAU bio totale, les Alpes de Haute-Provence sont devenues en 2017 le premier département de la région avec 36 879 ha cultivés en bio, devant les Bouches-du-Rhône (36 073 ha), « essentiellement du fait d’une progression importante des surfaces fourragères », précise l’ORAB. Viennent ensuite les Hautes-Alpes, le Vaucluse, le Var et les Alpes- Maritimes.

Un taux de croissance généralisé

Un taux de croissance qui concerne pratiquement toutes les filières végétales, passant de 14% pour les grandes cultures et les fruits à 21% pour les légumes frais. « Seule la filière viticulture a une croissance moindre, mais qui reste soutenue (+ 8 %) », indique l’ORAB, qui souligne que cette filière reste néanmoins celle qui compte le plus de surfaces engagées en bio avec 17 454 ha, suivie par les grandes cultures, avec 10 987 ha.
Côté élevage, on constate un taux de croissance significatif en bovin allaitant et laitier (avec respectivement + 12% et + 44% du nombre d’exploitations et une hausse de + 9 % et + 73 % du cheptel), de même que les caprins (avec + 25% d’exploitations et une augmentation de 13 % du cheptel), mais l’élevage de brebis bio, qui connaît pourtant une progression du nombre d’exploitations, subit un léger recul en ce qui concerne le cheptel (- 4%, par rapport à 2016). Le cheptel de truies a par ailleurs progressé de 18 %, entre 2016 et 2017 et celui des poulets de chair de 17 % sur la même période. « Seul le cheptel des poules pondeuses connaît une moindre croissance avec une progression de seulement 6,1%», note l’ORAB.

De 2007 à 2017

Il ressort de ces résultats que le nombre de producteurs bio a largement triplé en 10 ans, passant de 1 005 agriculteurs bio fin 2007, à 3 246, fin 2017 (+ 323%).
Idem pour les surfaces en bio (AB + conversion), qui sont passées de 46 995 ha, fin 2007 à 136 888 ha, fin 2017, soit une progression de + 291 %.
En bref, résume l’ORAB, on assiste à « une croissance qui s’accélère ». Petit bémol cependant avec la diminution concomitante de la SAU totale de la région. « La perte de SAU totale entre 2007 et 2017, soit 48 294 ha (passage de 639 880 ha en 2007 à 591 586 ha en 2017 selon Agreste) est à peu près équivalente à la surface qui était cultivée en bio fin 2007
(46 995 ha) », pointe l’ORAB qui conclut : « cette surface correspond à la super ficie des troisquarts de l’agglomération du Grand Avignon ou 87 % de la ville d’Aubagne ».