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Bois : « Avant c’était un fléau, maintenant c’est une ressource »

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Dans le cadre du service Valorisation du bois et territoire, une réunion a été organisée à Selonnet pour informer les agriculteurs propriétaires forestiers des vertus des chaudières à plaquettes.

Albert Michel a fait cons-truire sa chaudière à bois il y a dix ans. Et il en est ravi ! Avec une économie évaluée à 7 700 euros par an sans compter la hausse du prix du fioul au cours des dix dernières années, il serait étonnant qu’il en soit autrement.
C’est ce que cet agriculteur retraité installé à Selonnet a eu l’occasion d’expliquer le mois dernier lors d’une réunion d’information sur les chaudières à plaquettes forestières co-organisée par la chambre d’agriculture et l’association des communes forestières des Alpes-de-Haute-Provence. « C’est une réunion que l’on a décidé d’organiser dans le cadre du service régional Valori-sation du bois et territoire(1). L’objectif était d’informer les agriculteurs, qui ont souvent plus de bois qu’ils ne le voudraient, qu’il peut être intéressant de le valoriser sous cette forme, d’autant que la filière est organisée pour faire le broyage et qu’on n’est pas tout seul pour faire ce travail », explique Michel Grambert, maire-adjoint de Selonnet.

De fait, si Albert Michel exploite et débarde son propre bois, celui-ci est ensuite broyé par l’entreprise Bayle pour une consommation annuelle d’environ 150 m3 de plaquettes, soit 30 à 40 tonnes de bois. Sa chaudière a été mise en service durant l’hiver 2007-2008. « C’est une chaudière de 110 KW reliée à un réseau de chaleur qui fait 120 m linéaires, avec lequel je chauffe six maisons », explique Albert Michel, qui possède notamment deux gîtes ruraux et une maison louée à l’année.
Avant 2007, il utilisait un système de chauffage au fioul qui lui revenait à plus de 10 000 euros TTC/an. Sa chaudière à plaquettes représente un coût annuel de 1 500 euros TTC de broyage, 600 euros d’électricité et 500 euros d’entretien de la chaudière. « Avant, je le faisais moi-même mais je vieillis et moins j’en fais mieux je me porte », commente-t-il en riant. Son investissement initial de 79 718 € HT, subventionné à 40 % dans le cadre de politiques publiques de soutien aux travaux d’économie d’énergie, a ainsi été rentabilisé en moins de sept ans.

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(1) Pour rappel, le service régional « Valorisation du Bois et Territoire » a été mis en place en 2017 sous la coordination de la chambre d’agriculture des Hautes-Alpes. A travers ce service, la chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence assure une mission de conseil et d’information des propriétaires forestiers du département ; en étroit partenariat avec différents organismes de la forêt publique et de la forêt privée.