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Comprendre son sol et analyser ses pratiques grâce aux plantes bio-indicatrices

Pour mieux connaître les plantes bio-indicatrices présentes en grandes cultures (et PAPAM) et savoir les interpréter pour améliorer vos pratiques agricoles, participez à la formation les 5 et 6 septembre 2018 à Sault proposée par la Chambre d’agriculture de Vaucluse.

Le savez-vous ?
Entre 10 000 et 120 000 graines seraient présentes dans 10 litres de sol. Elles se répartissent en général entre 40 à 80 espèces.
La quasi-totalité de ces graines sont susceptibles de germer si les conditions de levée de dormance sont réunies. Certaines espèces peuvent attendre plusieurs siècles.

Ainsi, les plantes qui poussent spontanément sur vos parcelles sont indicatrices de la nature du sol, des conditions climatiques mais aussi des évènements et des pratiques agricoles survenus sur le lieu.
On s’en rend facilement compte en observant autour de soi : on trouve des plantes différentes dans une forêt ou dans une prairie, et dans une prairie certaines plantes poussent à l’entrée du pré vers la barrière, là où la terre est tassée alors que d’autres vont croître au pied de la haie, d’autres encore sur la zone où du fumier a été entreposé.
Pour germer, les graines ont besoin de conditions particulières. Elles ne germent pas n’importe où, n’importe quand, elles attendent les conditions optimum pour que la plante qui en sera issue puisse se développer dans de bonnes conditions ; c’est ce qu’on appelle la dormance des graines.
La levée de dormance d’une graine dépend de la géologie, du climat, de l’hydrologie, de la structure de la couche arable du sol mais aussi de la vie des bactéries aérobies et anaérobies ainsi que des pratiques humaines présentes ou passées.


Les plantes naturelles présentes sur un sol renseignent par exemple sur sa richesse en matière organique et en azote. Elles donnent des informations sur l’état du sol, et sont un indicateur des évolutions des pratiques. Elles témoignent aussi des cycles climatiques, de l’évolution des zones humides ou de celles qui s’assèchent.
Par exemple, la Spergule des champs peut indiquer une pauvreté d’un sol en argile et en matière organique, causée par le lessivage ou l’érosion, la Renoncule rampante indique l’engorgement en eau et l’hydromorphie, le Pissenlit témoigne d’un engorgement en matière organique d’origine animale alors que la Véronique à feuilles de chêne se trouve dans les sols très riches en matière organique végétale. A noter, pour faire l’analyse des plantes bio-indicatrices sur un terrain il faut prendre en compte les plantes qui sont abondantes. Quelques pieds épars dans une parcelle ne sont pas représentatifs.  

Pour mieux connaître les plantes bio-indicatrices présentes en grandes cultures (et PAPAM) et savoir les interpréter pour améliorer vos pratiques agricoles : participez à la formation les 5 et 6 septembre à Sault proposée par la Chambre d’agriculture. L’intervenant est M. Lionel Bunge, botaniste et spécialiste des plantes bio-indicatrices à Promonature.

Pour tout renseignement et inscription, contacter la Chambre d’Agriculture de Vaucluse : Patricia Duflos 04 90 23 65 05 patricia.duflos@remove-this.vaucluse.chambagri.fr jusqu’au 24 août,
Viviane Sibé 04 90 23 65 50 viviane.sibe@remove-this.vaucluse.chambagri.fr à partir du 27 août