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COVID-19 | Note technique relative aux cultures florales suite à l'interruption des ventes de fleurs

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La vente des fleurs coupées est interrompue depuis ce début de semaine 12 alors que les cultures sont en production ou vont l’être prochainement. Face à cette situation, il est important de souligner les points techniques suivants même s’ils nous paraissent évidents.

Pour cela, sachez que l’ensemble de vos conseillers de la filière horticole restent à votre écoute.

  • surtout, n’arrachez pas prématurément vos cultures même si vous pensez que la fin de récolte est proche (anémone et renoncule par exemple).
    En effet il est important de faire constater l’état de production de ces fleurs coupées pour les suites administratives à venir.
    Pour les cultures annuelles non remontantes dont la récolte est imminente et ne pourra être vendue, constater ou faire constater avant destruction (muflier, giroflée, tournesol…)
     
  • exploiter l’aptitude à la remontée de certaines plantes après rabattage : par exemple un muflier qui aurait dû être récolté dans les prochains jours, le rabattage à 10/15 cm (laisser tire-sève) permettra une récolte de fin juin (à condition de disposer de filets anti-pollinisateurs).
    Même chose pour la campanule qui peut être pincée pour retarder la récolte (la aussi filets indispensables à cette époque)
     
  • possibilité de rabattage de certaines cultures, par exemple l’Alstroemeria ou l’œillet de poète pour supprimer la coupe en cours et prévoir la remontée dans quelques semaines.
     
  • Surveillance et protection des cultures accrues : compte-tenu de la douceur de ce mois de mars très favorable aux ravageurs (présence déjà importante de thrips et pucerons). Pour les entreprises en PBI surveiller les approvisionnements en auxiliaires.
    Continuez les récoltes même si les fleurs sont détruites afin de préserver un état sanitaire acceptable. Comme chacun le sait les fleurs épanouies sont favorables au développement du thrips (renoncule, œillet de poète…).
    Les techniques habituelles de cassage des boutons au jeune stade sont à pratiquer sur rosier.
  • Ne pas interrompre ou diminuer les irrigations pour tenter de diminuer l’activité des plantes ou les retarder, en cette saison cela serait négatif pour les plantes pérennes, pivoine en particulier.

Cas des cultures chauffées :

Bien que l’on soit en fin de période de chauffe, on cherche à réduire cette charge pour un produit qui ne sera pas vendu sur le court terme.

  • Rosier : mise à froid possible ou réduction à 12°C suivant stratégie conduite du rosier.
  • Anthurium : diminution du chauffage mais attention au zéro végétatif de ces espèces qui est au moins 12°C.
  • Gerbera : peut être réduit à 10°C
  • Célosie : (annuelle) attention au zéro végétatif qui est 13/14°C.
  • Lisianthus (annuelle) même si la plantation a été très précoce, la mise à froid est possible et ne fera que retarder le calendrier de récolte (ce qui est souhaitable si la crise se prolonge)
  • Lis : les asiatiques et LA peuvent bien sûr être à froid. Les OT et même les OR sont peu ou non chauffés à cette époque.

Cas particulier de la pivoine

Les récoltes primeurs sont très compromises ; aussi arrêter tout forçage en débâchant d’urgence. Comme indiqué plus haut, surveiller alors l’irrigation car la culture va subir une baisse brutale d’hygrométrie alors qu’elle est en pleine croissance.

Cas particulier du Lis

Si les prochaines plantations devaient être retardées, pensez à prévenir vos fournisseurs au moins 15 jours à l’avance pour que le stockage soit prolongé.

Cas des plantes en pot

Les entreprises plantes en pot sont confrontées à des difficultés spécifiques telles que :

  • Gestion de stock
  • Créances très importantes sur jeunes plants
  • Gestion des déchets pour les stocks non conservés si la crise se prolonge (main d’œuvre et lieux de dépôt)
  • Pour les entreprises qui emploient, problème de la main d’œuvre permanente mais aussi saisonnière.

Les différents acteurs de la filière se mobilisent pour obtenir la mise en place de dispositifs avec des mesures adaptées à l’horticulture. Les informations seront diffusées dès que disponibles.

Au-delà des questions techniques, essayons d’anticiper sur les dossiers à venir :

  • Constat d’huissier des cultures en place dont la production va être perdue*
  • Estimer le nombre de tiges perdues
  • Faire un état du nombre de plants plantés, variétés etc
  • Connaitre les charges engagées pour ces cultures : bachâge, fertilisation, protection, combustible…

*Afin de choisir un huissier, n’hésitez pas à vous rapprocher du Syndicat Horticole du Var (04 94 35 27 47) et des conseillers de Phila Flor (04 94 65 84 12) qui ont mis en place une organisation mutualisée dans ce sens.

Même si les trésoreries sont en grande difficultés, essayons d’anticiper sur les prochaines plantations sous réserve de livraisons possibles.


Cette note élaborée avec différents acteurs de la filière sera complétée dans les jours à venir.

 

 


Contacts  

Var
Michel MALLAIT, conseiller horticole à la Chambre d'Agriculture du Var
michel.mallait@remove-this.var.chambagri.fr
 

Alpes-Maritimes
Serge GRAVEROL, responsable pôle végétal à la Chambre d'Agriculture des Alpes-Maritimes
06 73 49 49 73 - sgraverol@remove-this.alpes-maritimes.chambagri.fr