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Des demi-journées techniques pour se rencontrer et échanger

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Afin de relancer une dynamique de groupe autour de sujet techniques, le comité de développement agricole (CDA) Asse-Vaïre-Var-Verdon, organisateur de la foire de Saint-André-les-Alpes, a décidé de lancer un programme de demi-journées techniques avec l’organisation de deux demi-journées par an.

Différents thèmes avaient été proposés lors de l'assemblée générale qui s'était tenue le 7 février (prairies, matière organique et sol, cultures fourragères…), c’est le sujet sur le sursemis de prairies qui avait remporté le plus de voix.

Le 28 avril dernier, une demi-journée technique était donc organisée chez André Chaillan, éleveur ovin en GAEC avec son fils à Hyèges, sur la commune de Moriez.
Une vingtaine d'agriculteurs avaient répondu présent à ce rendez-vous organisé et animé par Aurélie Pinatel, technicienne à la Chambre d’agriculture sur le territoire Saint-André-Annot-Castellane et animatrice du CDA, et Caroline Barbot, technicienne à la Chambre d’agriculture en charge de l’agriculture biologique et des CUMA.
Intervenant également : Joris Michel, représentant Alpesud qui avait gracieusement fourni les semences, et Alain Lac, concessionnaire APV qui présentait son modèle GK régénérateur de prairies.

Caroline Barbot a expliqué la technique du sursemis avec ses différentes contraintes et atouts. Elle a exposé les spécificités des semences de légumineuses et la vie de la graine dans le sol.
Joris Michel a complété cette présentation par une précision sur le choix des mélanges de semences et les qualités de chacune en fonction de son exploitation.
Enfin, Alain Lac a présenté son matériel de sursemis : un combiné modulable avec barre niveleuse, griffes, semoir à la volée et rouleaux. « De nombreuses questions ont été posées sur les réglages techniques du matériel et son utilisation sur les systèmes d’exploitation du territoire (pas d’irrigation, terrain en pente, avec des surfaces réduites) », note Aurélie Pinatel. Par ailleurs, « Alain Lac préconise un sursemis en mars ou en août pour favoriser la repousse mais, au printemps, sur ce territoire, le risque de gel est important et, en été, se pose le problème de l’apport en eau (peu de zone à l’irrigation) ».

Une démonstration a ensuite été effectuée sur la parcelle. Malgré des conditions qui n'étaient pas optimales du fait d'une herbe un peu trop haute, et d'un sol mouillé et collant, le combiné a fait plusieurs passages sur différents terrains - en pente, moussu, sans couvert, avec des pierres - afin de montrer l'ensemble de ses possibilités.
Au terme d'un tour de table effectué en fin d'après-midi, explique Aurélie Pinatel, « les participants avaient un avis plutôt mitigé quant à la possibilité d’appliquer cette technique sur leurs parcelles du fait de contraintes climatiques et de pratiques culturales inadaptées. Ils sont toutefois motivés pour poursuivre ces après-midi de démonstration et d’échanges ». Un prochain rendez-vous a été fixé fin août pour constater la pousse du sursemis.