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Élevage ovin : Une filière dynamique dans un contexte socio-économique difficile

Malgré les difficultés inhérentes à une conjoncture économique morose à laquelle viennent s’ajouter les problématiques liés à la prédation, la filière ovine des Alpes du sud n’entend pas baisser les bras et s’efforce de trouver des solutions à même d’encourager les installations et de pérenniser les exploitations.

«En octobre 2017, les abattages d'agneaux sont en repli de plus de 2,9% en têtes et de 4,5% en poids par rapport à 2016. Le cours de l'agneau recule et passe en dessous du niveau de 2016. Il rejoint le niveau moyen de 2012- 2016.
En septembre 2017, la production ovine est en repli de 2,2 % en poids, en glissement annuel. Les importations de viande ovine reculent de 12 % », annonçait Agreste dans une note de conjoncture mise en ligne le 1er décembre (Agreste Infos rapides - Ovins - Novembre 2017- n°2017 - 180). Ce n’est qu’à moitié une nouvelle, tant ces chiffres se situent dans un contexte de repli continu de la production ovine française depuis seize ans. Pour ne rien arranger, la consommation de viande ovine subit elle aussi une baisse tendancielle, à l’instar de la viande bovine ou porcine. Une moindre consommation qui se traduit néanmoins par une forte baisse des importations en provenance des principaux pays fournisseurs que sont le Royaums-Uni, l’Irlande et la Nouvelle Zélande (respectivement - 9,1 %, 2,7 % et - 16 % selon Agreste). Lesquelles représentent, rappelons-le, plus de la moitié de l’offre.

Avec quelque 1 500 éleveurs et environ 800 000 ovins, PACA est la 3e région française de production ovine. Les deux départements alpins (04 et 05) regroupent près de 60% de l’effectif régional. Selon les chiffres donnés par Agreste, le cheptel bas-alpin comptait en 2015 (incluant les ovins lait) 180 677 ovins et les Hautes-Alpes en comptaient 253 846.
C’est une production de première importance dans les communes de montagne de ces deux départements. En effet, les systèmes d’élevage, majoritairement extensifs, sont souvent spécialisés avec une composante pastorale à fort impact territorial où la transhumance est très présente.

La transhumance

Pour cause, le climat méditerranéen induit une faible disponibilité fourragère en période estivale hors zone de montagne. La conséquence de cette composante pastorale est la forte saisonnalité de la production, très importante de mi-décembre à fin février, période à laquelle la demande est plutôt faible. Ce handicap est néanmoins moins présent chez les éleveurs produisant de l’Agneau de Sisteron fortement incités à dessaisonnaliser pour répondre à la demande sur des périodes où le marché est le moins engorgé.
Les systèmes d’élevage se caractérisent par un chargement généralement inférieur à 1,4 UGB par ha et l’utilisation généralisée de surfaces pastorales (parcours méditerranéens ou préalpins, alpages). Chaque année, en effet, quelque 670 000 têtes estivent en montagne et 50 000 environ, viennent depuis la montagne hiverner en plaine (source : www.transhumance. org).
Cette migration estivale traditionnelle libère les terres situées autour de l’exploitation agricole, qui sont alors fauchées. Le foin sera stocké pour nourrir les animaux durant l’hiver. Les troupeaux redescendent en automne, aux premiers froids, et laissent derrière eux des pentes fin prêtes pour la saison de ski.

Dans la suite de cet article :

- Un impact paysager inestimable

- « Des exploitations viables, vivables et transmissibles »

- L’Agneau de Sisteron : un important outil de valorisation

- « Je pense sérieusement à faire autre chose »
Après une attaque qui remet en question, comme pour bon nombre d’éleveurs, son système d’exploitation, Cédric Truphémus, installé à Ribeyret, envisage d’arrêter l’élevage ovin.

- Témoignage :« Mon objectif était d’augmenter le revenu de l’exploitation sans augmenter le foncier ni le cheptel »
Pour pouvoir s’installer en GAEC avec son père et son frère, Cyril Hugues les a convaincus de convertir leur exploitation d'ovins allaitants en exploitation ovin lait. Ils sont installés à Chabottes, dans le Champsaur.

› Téléchargez l'article complet de l'Espace Alpin n°315 du 22 décembre