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Innov'action : Pour ne pas « perdre sa vie à la gagner »

Nous poursuivons notre petit tour d’horizon des exploitations innovantes qui ont été mises à l’honneur dans le cadre de l’événement Innov’Action, organisé durant le mois d’octobre par les chambres d’agricultures des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Cette fois, nous sommes à Brunet, dans la vallée de l’Asse, sur une exploitation où l’innovation réside dans l’organisation du travail pour « mieux vivre en agriculture ».

S’il y a bien un angle sous lequel on pense rarement le métier d’agriculteur, c’est bien celui de la dolce vita. Un travail hebdomadaire de 70 heures pour des bénéfices pas toujours évidents semblerait correspondre davantage à la conception que la plupart des gens, paysans compris, se font de l’agriculture. Mais n’y a-t-il pas un moyen de concilier rentabilité économique et temps libre ? Le paysan est-il condamné à « perdre sa vie à la gagner » ? Au GAEC Jas Ricavy, tout a été pensé pour, précisément, que ce ne soit pas le cas. Et c’est dans la perspective de « travailler autrement pour mieux vivre en agriculture » que Véronique et Louis-Marie Aveline ont présenté le caractère innovant de leur exploitation.

Le 11 octobre, ce sont environ 25 personnes qui se sont rendu à Brunet pour découvrir cette exploitation où l’on cultive du blé et du petit épeautre valorisés en pain, ainsi que des olives également transformées sur place. L’ensemble de la production est commercialisée en direct sous la marque Bienvenue à la ferme et labellisée en agriculture biologique. 15 ans après avoir créé de toute pièce leur exploitation, Véronique et Louis- Marie Aveline embauchent l’équivalent d’une personne à temps plein par an et dégagent un chiffre d’affaires de 140 000 euros auxquels ils ajoutent 20 000 euros d’aides PAC. « La quasi-totalité de nos revenus proviennent de nos ventes. Cette indépendance aux aides, quand elle est possible, est un peu pour moi l’avenir de l’agriculture », souligne d’ailleurs Louis- Marie Aveline.

Accompagné par Nicoline Marois, conseillère en circuits courts à la Chambre d’agriculture 04, Caroline Barbot, conseillère en agriculture biologique également à la CA04, et Mathieu Marguerie d’Agribio 04, le couple a ainsi expliqué le secret de leur réussite, qui passe visiblement par une volonté de toujours penser le travail de façon à se faciliter la tâche et gagner du temps.

Un idéal de vie comme objectif

Pour ce faire, Louis-Marie Aveline a présenté sa méthode suivant trois étapes : définir son objectif, organiser son travail et vivre de celui-ci en augmentant la valeur ajoutée de sa production et en optimisant sa productivité. Si les deux derniers points semblent aller de soi, le premier mérite quelques précisions parce que négligé à tort alors qu’il apparaît comme « le plus important ». Car définir son objectif, c’est au départ élaborer un idéal de vie. C’est définir ses motivations, ses modèles et, in fine, les moyens à mettre en oeuvre pour le réaliser.
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