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L’avenir de l’abattoir de Seyne au centre des préoccupations

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L’avenir de l’abattoir de Seyne-les-Alpes était au centre des discussions et des discours de la foire cette même commune. Il faut savoir que, dans le premier bassin d’élevage des Alpes-de-Haute-Provence qui compte plus de 3 000 bovins, l’abattoir est fermé depuis le début de l’été. Un problème et un surcoût non négligeable pour les éleveurs contraints de faire abattre les bêtes à Digne ou à Gap, des villes situées à plus de 40 km de Seyne !

Et si l’exploitant, Provence-Alpes Agglomération, affirme tout mettre en oeuvre pour une réouverture rapide et pérenne, l’absence de Bruno Acciai, le vice-président délégué aux abattoirs, excusé à la foire, a suscité de nombreux commentaires. Après Denis Chabot, président du comité de foire, qui revendiquait « le droit d’exister au monde agricole », Benjamin Ferrand, vice-président des JA 04 (Jeunes Agriculteurs) criait « c’est lamentable » !

Laurent Pascal, maire de Seyne, évoquait « une situation très préoccupante qui inquiète le conseil municipal » et faisait appel aux services de l’Etat, non sans souligner que les transports ne vont pas dans le sens du bien-être animal ! David Frison, vice-président de la Chambre d’agriculture 04, puis René Massette, président du Conseil Départemental, enfonçaient le clou, ce dernier rappelant que la définition du circuit court est « né, élevé, et abattu au pays ».

Le député, Christophe Castaner, se souvenait pour sa part d’un temps où Digne aurait vu d’un bon oeil la fermeture de l’abattoir de Seyne pour développer celui de la cité préfectorale, hypothèse que craignent de nombreux éleveurs et élus locaux ! Seul sous le feu Benoit Cazères, maire de Selonnet qui représentait PAA dont il est l’un des vice-présidents, tentait de désamorcer la bombe : il réaffirmait la mobilisation totale de l’Agglo pour rouvrir l’abattoir de Seyne au plus tôt, rappelant que la fermeture avait été précipitée par la démission du tueur, métier très difficile et catégorie de personnel de plus en plus compliquée à recruter dans une société encline à les stigmatiser. « D’autant que le bon sens conduit à privilégier l’abattage artisanal à l’opposé des abus des abattoirs industriels », ajoutait-il avant de marteler « pas question de fermeture ! »

Le mot de la fin revenait à la préfète, Violaine Demaret : « le lendemain de mon arrivée je trouvais dans mon parapheur un papier à signer pour fermer définitivement l’abattoir de Seyne. Ce n’est pas la solution, même s’il y a du travail pour éliminer les risques liés à la sécurité alimentaire. Le travail des éleveurs ne doit pas être gâché par des problèmes d’abattage ou de découpe. Ils seront résolus et l’abattoir devrait rouvrir à la mi-novembre, je viendrai moi-même le visiter le 19 décembre »...