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Le préfet effectue un tour d’horizon de l’agriculture bas-alpine

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Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence Olivier Jacob a été convié par la profession agricole à faire un tour d’horizon des atouts et points de fragilité de l’agriculture bas-alpine.

Journée très agricole pour le préfet des Alpes-de-Haute-Provence Olivier Jacob, qui était convié le 30 avril par la Chambre d’agriculture à visiter plusieurs sites constituant autant d’occasions d’évoquer les difficultés, mais aussi les atouts dont peut se prévaloir l’agriculture bas-alpine.

C’est à Manosque, à la SICA Pom’Alpes dirigée par Anne-Laure Clos, que la journée a débuté le matin en présence du président de la Chambre d’agriculture Frédéric Esmiol accompagné de nombreux représentants de la profession et responsables syndicaux, du président de Département René Massette, de la vice-présidente du Conseil régional Eliane Barreille, du maire de Manosque et président de la DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération) Bernard Jeanmet-Peralta et de son vice-président délégué au développement économique Armel Le Hen, du maire de Valensole Gérard Aurric également vice-président de la DLVA, mais aussi du directeur adjoint de la MSA Alpes-Vaucluse Jacques Rochat ainsi que de représentants de la Direccte.

Au premier rang des sujets évoqués, l’emploi saisonnier. Les représentants de la profession agricole mettront sur la table la difficulté qu’ils rencontrent chaque année pour recruter des travailleurs saisonniers. Notamment mise en cause, une « mauvaise presse » (dixit Anne-Laure Clos) de l’agriculture qui rend les emplois proposés peu attractifs, et créent un climat anxiogène dans un contexte où les agriculteurs ont parfois le sentiment d'être présumés coupables. L'occasion pour Laurent Depieds, représentant la FDSEA, d'aborder la question du soin à l'endroit des agriculteurs compte tenu du fait que 300 paysans se suicident chaque année en France. S'il lui semble indispensable de veiller au bien être des salariés, « ce serait bien que la MSA se soucie du bien être du paysan... il y a des points à améliorer à ce niveau-là », a-t-il lancé à l'adresse du directeur adjoint de la MSA Alpes-Vaucluse.

Egalement évoqué, le coût de la main d’oeuvre, nettement supérieur à d’autres pays d’Europe, et en particulier à la Pologne très concurrentielle sur le marché de la pomme. Frédéric Esmiol invoquera la nécessité d’une harmonisation sociale, rappelant que la profession revendiquait de « tirer les salaires vers le haut », tandis que le porte-parole de la Confédération paysanne Yannick Becker plaidera pour la mise en place d’un « prix minimum d’entrée » des produits européens sur le marché français, de sorte qu’il n’y ait « pas d’importation en dessous du coût de production des produits français ».

De fait, la problématique des prix est prégnante. Comparant des coûts production situés autour de 0,38 €/kg et un prix de vente à l’industrie de l’ordre de 15 à 20 cts, Anne-Laure Clos alertera le préfet sur le fait que « l’industrie est une vente à perte et on n’a jamais légiféré » sur cet état de fait.

Dans la suite de l'article :

  • Des pratiques qui évoluent
  • La réussite de Couleurs paysannes
  • Dépérissement et sécheresse
     

Téléchargez l'article de l'Espace Alpin du 10 mai 2019