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Le salon de l’agriculture vitrine du savoir-faire et de la modernité de l’agriculture

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Editorial d'André Bernard, Président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse

La manifestation phare du mois de février reste le salon de l’agriculture qui se déroule du 24 février au 4 mars. Le Concours Général Agricole qui récompense l’excellence de notre agriculture se déroule durant les trois premiers jours du salon. Pour le Vaucluse, la finale des vins aura lieu le 25 février. 785 échantillons de vins ont été retenus lors de la présélection organisée par les services de la Chambre d’agriculture à Châteauneuf du Pape le 1er février et seront dégustés à Paris. Et nous avons d’autres productions qui concourent : les jus de fruits, le miel, la charcuterie, les fromages, le safran. Pour tous les agriculteurs dont les produits sont médaillés, c’est une reconnaissance de leur savoir-faire et de leur maîtrise de la technique et souvent  le passeport pour une meilleure commercialisation et donc une valorisation du revenu.

Le salon de l’agriculture avec les stands des régions est une formidable vitrine du savoir-faire de l’agriculture et de l’agro-alimentaire des territoires Français ; tous ces savoir-faire sont portés à la connaissance des visiteurs pendant une semaine.
Le salon de l’agriculture c’est aussi, durant une semaine, un lieu de rendez-vous entre tous les acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

Sur les stands institutionnels, de gros efforts sont faits pour montrer les engagements de l’agriculture en matière de recherche, d’utilisation de nouvelles technologies. Nous devons montrer aux 900 000 visiteurs qui parcourent les allées du salon, que nous sommes prêts à répondre au triple défi de l’adaptation au changement climatique, la préservation de l’environnement et la production de produits de qualité. Avec en ligne de mire, le revenu de l’agriculteur. La préservation du revenu des agriculteurs est essentielle si on veut que nos métiers attirent des jeunes. Je dis bien « nos métiers » car notre agriculture est plurielle.

Cette année et, c’est une première, le stand des Chambres d’agriculture de France sera accolé au stand de l’Acta (organisation chapeau des instituts techniques). Histoire de bien montrer que la profession agricole par ses contributions financières finance son expérimentation et son développement. Et montrer aussi, que notre action au quotidien est de créer des synergies avec les compétences des uns et des autres. Sur le stand des Chambres d’agriculture et de l’Acta sera présentée une nouvelle application « Api-agro ». C’est une plate-forme qui va permettre d’échanger et de diffuser en instantané des données aux conseillers et aux agriculteurs. Le monde agricole fédère toutes les énergies pour répondre aux défis que j’ai cités plus haut : climatique, attentes sociétales et revenu des agriculteurs.

Quand je me retourne et que je regarde tout ce qui a été fait par nos parents, je prends conscience de l’importance de notre organisation agricole, de la nécessité de la faire vivre mais aussi de poursuivre son développement en l’adaptant. Hier, le progrès s’est appelé mécanisation. Demain cela passera par la robotique, le numérique. Avec un peu d’appréhension pour ceux de ma génération. Mais nos enfants ont appris à marcher avec. Le digital va entrer dans toutes les phases de notre métier : la production, la commercialisation et la communication. Nous devons veiller à avoir une agriculture toujours plus performante en termes de qualité de produits. Le digital va permettre de mieux communiquer et d’expliquer à ceux qui nous entourent comment nous produisons. L’agriculture s’est appropriée les moyens de communication directe par les circuits courts et doit s’attacher aujourd’hui à en faire de même avec les moyens techniques d’aujourd’hui et qui ne cessent d’évoluer (youTube, instagram…).