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Les AHP et les Hautes-Alpes sont les départements où la hausse du nombre de victimes du loup est la plus forte

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12 331 victimes, dont 2 224 dans les Alpes de Haute-Provence et 1 305 dans les Hautes-Alpes. C’est ce dont fait état le lettre d’information Info Loup spécial bilan 2018 publiée par le préfet coordonnateur du plan d’action national loup le 22 janvier dernier.

Sans surprise, c’est dans le massif alpin que la concentration des attaques est la plus forte, variant sur les secteurs où la pression est la plus importante de 5 à 20 attaques dans un rayon de 7,5 km. Le département où la hausse du nombre de victimes est la plus forte par rapport à 2017 est le département des Alpes-de-Haute-Provence, avec 608 victimes supplémentaires, suivi des Hautes-Alpes (+135 victimes). Toujours sur le massif alpin, la Haute-Savoie connaît également une hausse de +45 victimes, mais l’ensemble des autres départements connaît a contrario une stabilisation voire, comme dans les Alpes-Maritimes (-463), une baisse du nombre d’animaux tués par rapport à l’année précédente. Au niveau national, si le taux d’attaques par rapport à 2017 connaît une hausse de +9,7 %, le nombre de victimes est en revanche en baisse de -1,2 %.

En ce qui concerne le nombre de loups tués, le plafond de 51 loups fixé par les arrêtés du préfet coordonnateur du 25 juin et du 16 octobre 2018 pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2018, a été atteint le 27 novembre 2018. 47 loups ont été détruits par tirs autorisés et quatre par braconnage. Au cours de l’année, ce sont également 27 loups qui ont été retrouvés morts de cause accidentelle, naturelle ou indéterminée dans 10 départements.

A noter que 140 000 € ont été débloqués en soutien à la mission des lieutenants de louveterie. Dans les départements les plus concernés, l'appui apporté par le ministère de la transition écologique et solidaire à la réalisation de leur mission s'est traduit en 2018 par le défraiement des frais kilométriques engagés lors des opérations et par la fourniture de matériel dédié (caméras thermiques, projecteurs).

Toujours en chiffres, ce sont 3,44M€ qui ont été engagés pour l’indemnisation des dommages, 139 000 € dédiés aux crédits d’urgence, 24,66M€ (+ 5,33 % par rapport à 2017) pour la protection des troupeaux, représentant 2 624 dossiers déposés (+ 3,67 % par rapport à 2017). 1 361 éleveurs ont deman-dé l'aide forfaitaire pour l'entre-tien de chiens de protection des troupeaux. Cela correspond à 3 664 chiens. 2 213 éleveurs ont demandé l'aide forfaitaire éleveur-berger, ce qui correspond à 414 491 forfait/jour éleveur-berger. 1 079 éleveurs ont embauché un salarié ou ont eu recours à un prestataire de service pour du gardiennage/surveillance. Le montant de l'aide versée pour cette mesure équivaut à l'embauche de 427 salariés / temps plein de berger ou aide berger. 1 652 éleveurs ont demandé une aide pour l'achat de matériel. Soit un montant moyen par dossier d'achat de matériel de 1 461 €. A noter que ces données ne sont pas stabilisées.

Par ailleurs, rappelle la DREAL, « le 8 novembre 2018, la Commission a modifié les lignes directrices de l'Union européenne relatives aux aides d'État dans le secteur agricole afin de permettre aux États membres d'indemniser intégralement les dommages causés par des espèces protégées telles que les loups en prenant en charge 100% des coûts dits indirects, tels que les coûts vétérinaires résultant du traitement des animaux blessés et les coûts de main-d’oeuvre liés à la recherche d'animaux disparus à la suite d'une attaque ». Les modifications permettent également de prendre en charge intégralement (100 % contre 80 % actuellement) le coût des investissements réalisés pour prévenir les dommages, comme l'installation de clôtures électriques ou l’acquisition de chiens de protection.

Les conséquences de cette décision font actuellement l'objet d'une analyse juridique de la part des ministères en charge de l'agriculture et de l'écologie.