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Luc Falcot succède à Francis Solda à la présidence du CERPAM

Suite à la démission de Francis Solda, la présidence du CERPAMest désormais assurée par Luc Falcot, éleveur caprin fromager dans les Bouches-du-Rhône.

Francis Solda ayant démissionné de la présidence du CERPAM (Centre d’Études et de Réalisations Pastorales Alpes-Méditerranée), c’est désormais Luc Falcot qui occupe cette fonction depuis le 15 mai.

S’il était déjà au conseil d’administration du centre d’études depuis plusieurs années, cet éleveur de chèvres du Rove est également le président de l’Association de défense des caprins du Rove depuis 12 ans et vice-président de la toute nouvelle AOC Brousse du Rove qui a, soit dit en passant, détrôné le Banon au titre de plus petite AOC fromagère de France. Une appellation qui aura entre autres vertus d’assurer ainsi la protection d’un produit souffrant largement de contrefaçons. « Jusqu’à présent, un fromage sur deux vendu sous le nom de Brousse du Rove n’en était pas et était produit dans le meilleur des cas avec des Alpines ou des Saanens, et dans le pire des cas avec du lait en poudre », dénonce Luc Falcot.

Cet éleveur bucco-rhodanien s’est installé à Cuges-les-Pins il y a 14 ans après un parcours professionnel pour le moins atypique, puisqu’il s’est reconverti après une première carrière de commercial. « Lorsque j’ai commencé à élever des chèvres, j’ai même été durant trois ans cow-boy au parc d’attraction Ok Corral », s’amuse l’éleveur qui avoue : « en m’installant, j’ai réalisé mon rêve d’enfance ». Cela dit non sans lucidité : « bien sûr, du rêve à la réalité, il y a un grand écart, mais j’y suis toujours, et aujourd’hui je reçois et je forme de nouveaux éleveurs ».

Redéfinir les missions du CERPAM

Les nouvelles installations font d’ailleurs également partie des objectifs que la reconnaissance de la dénomination « Brousse de Rove » en AOC pourrait contribuer à réaliser. « Lorsque nous avons monté le dossier pour obtenir cette appellation, ce n’était certainement pas dans un but commercial, car nous n’avons aucun problème pour écouler notre production. Au contraire, nous avons besoin de nouveaux éleveurs pour répondre à la demande, mais aussi pour assurer la fonction dévolue à l’élevage pastoral d’aménagement du territoire et en particulier de protection contre les incendies ».

Reste à surmonter les obstacles que représentent « la difficulté d’accéder au foncier, la prédation et la remise en cause des aides Pac sur les parcours ligneux », déplore le nouveau président du CERPAM, qui entend bien ériger le travail sur ces deux dernières problématiques au rang des missions officielles du centre d’études. « Il me semble nécessaire de redéfinir les missions du CERPAM, notamment en ce qui concerne la Pac et la prédation. Le CERPAM a une vraie expertise, bénéficie d’une vision globale et territoriale et il va falloir qu’on discute avec la chambre d’agriculture régionale et la MRE pour officialiser – et obtenir les financements qui vont avec – ces missions dont le Cerpam s’était autosaisies jusqu’à présent ». Il s’agira également « de travailler avec les autres territoires pastoraux : l’Occitanie, la région Rhône-Alpes et l’ensemble des territoires méditerranéens internationaux », et enfin « de pérenniser l’équipe de salariés qui fait un travail formidable ».

A noter : l’assemblée générale du Cerpam est prévue le 12 juin dans le massif du Garlaban en Pays d’Aubagne.