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Petit épeautre : « Une culture qui a une vraie vocation à se développer »

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Le syndicat du petit épeautre de Haute-Provence encourage à la production de petit épeautre sous IGP, bénéficiant d’une forte demande de la part des consommateurs.

La culture de petit épeautre de Haute-Provence IGP représente environ 350 ha répartis sur les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, de la Drôme et du Vaucluse. Une quantité plutôt modeste compte tenu d’une demande qui ne cesse d’augmenter chez les consommateurs.

« L’objectif de cette journée était donc de faire un éclairage sur la culture de petit épeautre afin de développer la production», explique Sandrine Faucou, présidente du Syndicat du petit épeautre de Haute-Provence (organisme de défense et de gestion de l’IGP Petit épeautre de Haute-Provence et de l’IGP Farine de petit épeautre de Haute-Provence) à l’origine d’une après-midi de visite sur l’exploitation de Laurent Depieds organisée le 7 juin.
Installé à Mane, Laurent Depieds exploite 69 ha et cultive notamment du lavandin, des plantes aromatiques et du petit épeautre qu’il commercialise en brut. Il a entamé une conversion en agriculture biologique de sorte que l’intégralité de son exploitation sera labellisée AB dans trois ans. Non content de bénéficier de la valeur ajoutée induite par cette labellisation, il mise beaucoup sur les signes de qualité pour valoriser ses produits comme le label rouge Herbes de Provence et l’IGP Thym de Provence pour les plantes aromatiques, ainsi que l’IGP Petit épeautre de Haute-Provence. « Le consommateur ne veut plus simplement du bio », estime Laurent Depieds. « Miser sur un signe, c’est gagner en pérennité. Le bio ne suffira pas à garantir la pérennité de la production à long terme », a confirmé Sandrine Faucou devant une assistance composée d’une dizaine d’agriculteurs et de techniciens, et bénéficiant de la présence de Stéphane Pichard, gérant du moulin du même nom installé à Malijai. Le meunier a lui aussi confirmé que le petit épeautre sous IGP bénéficiait d’un réel potentiel de développement. Le moulin de Malijai écrase chaque année 250 tonnes de petit épeautre bio IGP et non IGP. « Sur la récolte 2018, il y avait entre 70 et 80 tonnes de petit épeautre IGP. Si demain ils étaient disponibles, je prendrais tout de suite 100 tonnes d’IGP supplémentaires », a indiqué Stéphane Pichard. « L’intérêt des consommateurs et des transformateurs vient de la constance de la qualité du produit IGP », ajoute Sandrine Faucou.

Les prix pratiqués sont à l’avenant : le petit épeautre se vend entre 750 et 800 € par tonne de produit brut de batteuse pour un rendement moyen de 15 à 25 qx bruts/ha. « Pour 5 ha de petit épeautre, j’ai fait 8 000 euros de chiffre d’affaires, alors que j’ai fait 1 500 euros pour 10 ha de blé dur », note Laurent Depieds.

Dans la suite de l'article :

  • De faibles besoins en intrants
  • Une zone couvrant 235 communes sur quatre départements


Téléchargez l'article complet de l'Espace Alpin n°349