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Préserver la ressource en eau tout en sécurisant l’économie agricole

Visite de la cellule d’expertise interministérielle sur « les projets de territoires » dans les Alpes de Haute-Provence.

Suite au malheureux épisode « Sivens » et à la circulaire « Ségolène Royal » de 2015, un moratoire avait été imposé aux Agences de l’Eau sur les financements de retenues collinaires. Le blocage persistant, la sécheresse de 2016 avait conduit les deux ministres de l’Agriculture et de l’Environnement à proposer, en août 2017 dans une déclaration commune, de « rénover » la politique française de mobilisation de la ressource en eau dans un contexte de nécessaire adaptation aux changements climatiques.
Une cellule d’expertise, nommée en novembre 2017, rencontre ainsi, sur une quarantaine de territoires, les différents acteurs de l’eau. Un débat parlementaire devrait se dérouler en mai sur ce sujet. Cette cellule devant fournir préalablement un rapport aux deux ministres. Après avoir visité quelques projets importants d’aménagement (Projet haut-rhodanien à Avignon par exemple) la cellule d’expertise, pilotée par le préfet Bich et composée de quatre autres membres (ministères de le Transition écoloqie et de l’Agriculture, agriculteur et représentante de FNE), a reçu en sous préfecture de Forcalquier, le 9 mars 2018, l’ensemble des acteurs de l’eau de cinq bassins versant déficitaires du département des Alpes de Haute-Provence (Largue, Lauzon, Jabron, Sasse et Vanson).
Après avoir audité les services de l’Etat, la région et la SCP, la cellule a pu discuter avec des exploitants agricoles concernés par les changements climatiques et les contraintes actuelles et futures du partage de l’eau.

La « délégation agricole » conduite par Gérard Brun, vice-président de la chambre d’agriculture des AHP, a pu expliquer au travers de quatre projets d’aménagement pourquoi l’eau était indispensable aux productions agricoles, y compris aux productions traditionnelles autrefois menées au sec (lavandin, olivier, vigne…). Quatre projets visant à diminuer fortement les volumes d’eau prélevés en été sur ces cours d’eau (modernisation, stockage, transfert…) ont été décrits par les agriculteurs concernés ; Françoise Garcin pour le Jabron, Eric Chaillol pour le Largue et Laurent Richaud pour le Vanson, ainsi que par le président du SIIRF de Forcalquier.

Un dialogue très cordial s’est engagé autour du mieux-être environnemental (économies d’eau), du plus socioéconomique (sécurisation), mais aussi de la nécessaire justification « économique » des aménagements prévus et qui sont fortement subventionnés (Agence de l’eau Europe et Région). Un échange très constructif, malheureusement trop rapide mais qui aura permis à chacun de mieux appréhender l’ensemble des enjeux liées à la gestion des ressources en eau.

N. Piton, CA 04