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Projets de retenues collinaires Calavon Largue : ça avance…

Portés par la Chambre d’agriculture des Alpes de Haute-Provence, cinq projets de retenues collinaires devraient aboutir à l’horizon 2021 sur le secteur du Luberon.

Le 4 août 2017, la chambre d’agriculture des Alpes de Haute-Provence avait présenté aux membres du comité de gestion du Largue/Laye les sites d’implantation des projets de stockage qui allaient être étudiés en 2018. Un an après, où en est-on ?

Le 2 août dernier, l’organisme consulaire conviait à nouveau ces mêmes acteurs de l’eau pour les informer de l’avancée de ces projets. Malgré la chaleur, une douzaine de personnes s’étaient déplacées, parmi lesquelles la viceprésidente du conseil régional déléguée à la ruralité Eliane Barreille, ainsi que des représentants d’Aubenas, Forcalquier, Limans et Reillanne, la DDT04, le parc naturel régional du Luberon et l’agence de l’eau.

Sur chacun des cinq sites, deux études ont été conduites. Une étude d’implantation des retenues (topographie, géotechnie, analyses de sols, plans…) a permis d’établir des plans et de chiffrer les investissements. Pour chaque site la SCP (Société du Canal de Provence) a dû étudier plusieurs scénarios afin d’éviter au maximum les impacts environnementaux et diminuer les coûts.

Une étude « environnementale » extrêmement poussée et précise a permis d’identifier d’éventuelles zones humides, d’inventorier toutes les espèces animales et végétales des secteurs d’étude et d’évaluer l’impact des retenues et des travaux des projets sur ces espèces ou leurs habitats.
Chez la famille Pascal (Gaec Lure Luberon à Aubenas), trois scénarios ont été étudiés, l’objectif étant d’éviter au maximum l’impact sur des espèces animales protégées et de limiter l’emprise sur une parcelle agricole. Le projet retenu permettrait de stocker 21 000 m3 d’eau, qui ne seraient plus prélevés en été dans le Largue, pour un coût estimé à 172 000 euros HT.
Au Gaec de la Queyrade (Villemus), trois projets ont été étudiés. C’est un agrandissement modéré de la retenue existante qui sera proposé pour un volume stocké de 32 000m3 et un coût de 182 000 euros.
Chez Eric Chaillol (Villemus), c’est là aussi un agrandissement du bassin existant qui sera retenu pour un volume de 19 000 m3 et un coût de 151 000 euros.
Sur ces deux derniers sites, une recherche d’alternatives a été menée afin d’éviter une implantation sur des zones humides. Ces alternatives se sont avérées beaucoup plus coûteuses (coût au m3 stocké deux à trois fois plus élevé). En conséquence, une compensation « environnementale » devra être proposée, comme la remise en prairie naturelle non fauchée de zones humides dégradées. La visite des deux projets situés sur le bassin versant du Calavon sera proposée prochainement à la CLE (commission locale de l’eau) du Calavon.

Les cinq projets devraient aboutir au dépôt de cinq demandes de financements (Feader, Région, Agence de l’Eau) au plus tard le 31 octobre, mais aussi au dépôt de cinq dossiers Loi sur l’eau et à quelques demandes de dérogation à la DREAL pour atteinte à habitats d’espèces protégées. Si tout se passe bien, les travaux pourraient être entrepris durant l’hiver 2019-2020 pour un remplissage des retenues au printemps 2021. Il se serait alors passé six ans depuis l’étude globale de la SCP et quatre ans depuis le lancement de l’étude de la chambre d’agriculture. Malheureusement, les délais administratifs (financement et règlementation) sont désormais incompressibles.

Noël Piton, CA 04


Implantation de la retenue collinaire de Eric Chaillol