Vous êtes ici : Accueil > Les Actualités proches de vous > Déchets : Un taux de collecte d’environ 70 % dans les Alpes-de-Haute-Provence

Déchets : Un taux de collecte d’environ 70 % dans les Alpes-de-Haute-Provence

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Comment gérer les plastiques en agriculture ? Une rencontre entre tous les acteurs de la filière était organisée fin juillet à Château-Arnoux-Saint-Auban.

«On n'utilise pas des produits aux effets nuisibles par plaisir », commente Olivier Pascal. Le vice-président de la Chambre d'agriculture 04 était invité à participer à une demi-journée d’échanges organisée jeudi 30 juillet à Château-Arnoux-Saint-Auban sur le thème des plastiques en agriculture dans le cadre du projet scientifique « Stop Plastiques en Méditerranée » mené par Expédition MED et le réseau France Nature Environnement (FNE), en présence de Romain Loonis représentant l’éco-organisme A.D.I.VALOR et Cyril Camisuli pour la coopérative Alpesud, qui participe à la collecte des plastiques agricoles usagés. « On affronte des contraintes techniques dont le solutionnement coûte très cher », ajoutera Olivier Pascal, rappelant que le circuit A.D.I.VALOR, principal acteur du traitement des déchets agricoles, est financé par la profession.
L'occasion de rappeler que la filière Responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits de l’agrofourniture a été mise en oeuvre dès 2001. C’est une filière volontariste qui n’obéit pas à un cahier des charges prôné par les pouvoirs publics. L’éco-organisme A.D.I.VALOR est le « financeur » et organisateur de la collecte des déchets, fonctionnant grâce aux écocontributions payées par les metteurs sur le marché. Le taux moyen de collecte varie de 30 à 90 % selon les départements et les types de déchets récoltés. « Il avoisine les 70 % dans les Alpes-de-Haute-Provence et on essaye de l'améliorer », précisera encore le vice-président de la CA 04.

Un premier pas

Stocker les plastiques usagés s’avère être une contrainte importante pour les agriculteurs et les points de collecte sont rapidement saturés, sont convenus les participants. Les collecteurs, qui sont le plus souvent des coopératives ou des entreprises, ne disposent pas d’un espace infini.
La communication est déterminante. La chambre d’agriculture est chargée de relayer les informa-tions fournies par A.D.I.VALOR. Les distributeurs de produits de l’agrofourniture, qui sont souvent aussi les collecteurs, ont également une mission de sensibilisation dès l’achat pour inciter les agriculteurs à ramener leurs plastiques usagés.
Afin d’éviter les zones blanches, sans point de collecte, la filière se repose parfois sur les déchetteries, mais les conditions de récupération des plastiques agricoles usagés sont strictes. Des alternatives existent, mais elles sont chimiques ou ultra-technologiques et bien souvent trop coûteuses.
Concernant les impasses économiques, il faudrait donc un accompagnement des collectivités ter-ritoriales pour aider les exploitants à s’équiper. Le thème des plastiques agricoles et des paillages verts a été également abordé : des projets sont actuellement en cours pour élaborer des fiches techniques concernant les paillages biodégradables (Projet ICAP mené par l’APREL) qui obligent parfois les exploitants à modifier leur itinéraire technique. Quant aux paillages verts, il semble que cela demande une logistique trop complexe.
Les leviers les plus efficaces pour inciter au changement et améliorer la recyclabilité restent donc de collecter au maximum les plastiques agricoles usagés et de développer des méthodes de nettoyage pour les plastiques de paillage notamment afin de permettre une meilleure valorisation de ces déchets encore trop peu valorisables pour le moment. Dans tous les cas, une prise de contacts enrichissante et prometteuse entre les différents acteurs de cette filière.