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Gestion et partage de l’eau : les leçons d’une année 2018 très tranquille

Les années se suivent et ne se ressemblent pas en Provence ; et c’est bien là une caractéristique du climat méditerranéen que l’on oublie trop souvent : les pluies y sont inégalement réparties dans l’espace, dans l’année mais aussi entre les années.

2016 : un été pas trop sec mais qui succédait à un automne hiver 2015/2016 très sec. Du coup, les débits des cours d’eau ont très vite chuté pour atteindre des niveaux historiques avec des interdictions d’irriguer sur quelques bassins versants très tôt en saison (mi-août dans le 04).

2017 : une très longue période sèche (juin à novembre 2017) mais qui succédait à un automne/hiver très pluvieux, ce qui au final a permis de maintenir les débits des cours d’eau à des niveaux corrects tout l’été. Les rares restrictions ont été enclenchées tardivement en saison.

2018 : un très bon enneigement des montagnes et une absence totale de période sèche ; des débits de cours d’eau élevés et parfois très élevés, malgré de très fortes températures et, bien sûr, pas de restrictions pour les agriculteurs.

La région PACA est, en 2018, privilégiée : c’est la seule au niveau national où aucune mesure de contrainte n’a été prise (voir carte Propluvia des arrêtés de limitation des usages de l’eau au 20 août 2018).
Il faut surtout en conclure que l’on a encore beaucoup de choses à apprendre dans les domaines climatique et de la dynamique hydraulique des cours d’eau méditerranéens.
Sachons donc rester modeste devant les éléments et ce même si les signes incontestables du réchauffement climatique nous imposent de trouver rapidement des solutions techniques et de nouvelles formes d’organisation pour que la région reste « riche en eau » dans les décennies à venir.

C’est ce que la Chambre d’agriculture des Alpes de Haute-Provence a entrepris de faire depuis quelques années : travailler avec les agriculteurs, les gestionnaires de réseaux (ASA, SCP, collectivités) et l’administration (DDT, Agence de l’Eau) pour étudier et mettre en oeuvre les aménagements et les nouvelles organisations de partage de l’eau.
Tout cela nous permettra de préserver la ressource en eau et de maintenir une agriculture prospère sur l’ensemble de nos territoires.

Gérard Brun,
vice-président de la CA 04