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Intercultures : des essais pour trouver les bonnes espèces

En partenariat avec Alpesud et ARVALIS et grâce aux financements du Conseil Départemental et du CASDAR, la Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute Provence a mis en place chez 2 agriculteurs des essais d’intercultures.

Les intercultures, qui peuvent aussi être appelées engrais verts ou CIPAN (Cultures Intermédiaires Piège à Nitrates), sont installées entre 2 cultures principales et sont placées ici entre une culture de blé dur et une culture de curcubitacées (melons et courges) qui sera implantée au printemps. Elles ont différents intérêts :

Eviter le lessivage des éléments minéraux : à l’automne, les conditions climatiques (douceur et humidité) sont  favorables à la minéralisation de la matière organique. En cas de sol nu, ces minéraux libérés sont lessivés à chaque précipitation hivernale dans les horizons plus profonds inaccessibles pour la plupart des racines et sont perdus pour la culture suivante : le sol s’appauvrit. L’implantation d’une interculture permet d’éviter ces fuites de minéraux : la culture capte ceux qui sont nécessaires à sa croissance et après sa destruction, les restitue en surface à la culture suivante. Le couvert d’interculture a ainsi un rôle de recyclage des minéraux.

Améliorer la structure du sol : au lieu d’avoir des sols nus tout l’hiver, les intercultures protègent le sol grâce à leurs tiges et à leurs feuilles, elles limitent ainsi les phénomènes de battance. Elles divisent, ameublissent, structurent le sol grâce à leurs différents systèmes radiculaires.
Favoriser la vie du sol : les êtres vivants du sol jouent un rôle essentiel dans l’apparition et le maintien de la fertilité des sols. Ils permettent la décomposition des résidus de cultures, la minéralisation de la matière organique… La présence des intercultures favorise le développement et le maintien de cette vie du sol.

Enrichir la culture suivante : les intercultures  bien utilisées peuvent enrichir le sol en éléments nutritifs en utilisant par exemple l’azote de l’atmosphère ou en utilisant les éléments présents dans la roche mère. En revanche, pour avoir une bonne efficacité et éviter les pertes, il est essentiel d’attacher une grande importance au mode et à la période de destruction de ces intercultures.

Six mélanges avec différentes espèces ont été testés et installés courant août par les producteurs. Malgré l’absence de pluies depuis le semis, comme le sol était frais au moment de l’implantation, tous les couverts ont levé. Il faudrait de nouvelles précipitations pour permettre un bon développement de ces intercultures avant l’hiver.

L’objectif est de trouver des mélanges les plus adaptés à notre secteur géographique très particulier avec de longues périodes de sécheresse afin que les intercultures puissent avoir un bon intérêt agronomique pour le sol et les cultures suivantes. Pour présenter les premiers résultats aux agriculteurs, une visite de ces plates-formes devrait être organisée fin octobre-début novembre.