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Le coordinateur interministériel n’a pas convaincu la profession

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Le préfet Pierre-Étienne Bisch, coordinateur interministériel du plan Écophyto 2+, était à Marseille le 19 septembre, pour rencontrer les représentants des chambres d’agriculture, des organisations syndicales et des agriculteurs. Objectif ? Réaliser un point d’étape du dispositif, à quatre ans de l’interdiction totale du glyphosate.

Après Auvergne-Rhône-Alpes, c’est en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et plus précisément à la préfecture de région, à Marseille, que le préfet, Pierre-Étienne Bisch, a fait étape les 18 & 19 septembre dernier. L’objectif de sa venue était de rappeler les engagements du gouvernement en matière de diminution des intrants, et de prendre le pouls de la profession agricole. Durant deux jours, le coordinateur interministériel, en charge du plan de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et de sortie du glyphosate, a multiplié les réunions avec des représentants de l’État (en particulier la Draaf), de la région, des chambres consulaires (régionales et départementales) et les dirigeants d’une exploitation de Sénas, membre du réseau Dephy ‘fruits à pépins’. L’occasion, pour le préfet, de rappeler que le gouvernement n’était pas prêt à faire marche arrière concernant sa décision d’interdire le glyphosate d’ici quatre ans. « L’échéancier est calé par rapport à la durée d’utilisation européenne du glyphosate, à fin 2022. Le gouvernement veut que durant les trois premières années (2018-2020), on fasse l’essentiel du chemin de réduction de l’emploi du glyphosate, afin qu’en 2022 on puisse s’en passer, sauf en cas d’impasse technique ou parce que le type d’exploitation ne permet pas de s’en affranchir » a ainsi martelé le préfet.
Ce dernier – auquel André Bernard, président de la Chambre régionale d’agriculture Paca, reconnaît « des qualités d’écoute, de synthèse et d’analyses » – a tout de même concédé que « la dynamique des groupes de fermes Dephy (16 en Paca, soit 184 exploitations, dont un tiers en bio, ndlr) était un peu lente ». Pour le préfet Bisch, « on pourrait accroître le nombre de groupes. Mais le gouvernement souhaite respecter cette façon de procéder, basée sur le volontariat. À partir du moment où un exploitant agricole est personnellement convaincu, il fera du bon travail et prendra des risques ».

Dans la suite de l'article :
- Une diminution de produits vendus en Paca
- « L’interdiction pure et simple du glyphosate serait une aberration »
- Le plan Écophyto en chiffres
- « Nous sommes dans l’impasse »
 

Téléchargez la suite de l'article de l'Espace Alpin du 4 octobre