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Les actions des chambres d’agriculture remises en cause?

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Dans l'édito du bulletin de la Chambre d'Agriculture 06 du mois de juillet, Michel Dessus, son Président, s'interroge sur le devenir des Chambres d'Agriculture, suite à l'annonce des baisses des financement des chambres d'agriculture par l'Etat.

 

Le Président, a également saisi les parlementaires du département 06 pour les alerter sur notre situation et pour les inviter à une rencontre explicative le 26 juillet prochain au CREAM.

Suite à la rencontre avec le Préfet des Alpes-Maritimes le 19 juillet 2019, il a demandé un rendez-vous avec le Cabinet du ministère de l'Agriculture.

 

Le Premier Ministre a annoncé en septembre 2018 la signature d’un contrat d’objectifs avec les Chambres d’agriculture. Le gouvernement, dans le cadre de la préparation du budget 2020, pose la question des moyens alloués par l’Etat aux Chambres d’agriculture pour l’exercice de leurs missions.

Les services du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation répondent en proposant une baisse de 15 à 30% de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TATFNB) diminuant d’autant le financement affecté aux Chambres.

Or depuis 10 ans , l’Etat se dégage petit à petit :
- en gelant le montant de la TATFNB reversé aux Chambres, sans même suivre l’augmentation du coût de la vie,
- en affectant les fonds du CASDAR (une autre taxe payée par les agriculteurs pour le développement de l’agriculture), à des projets principalement environnementaux et pas forcément portés par les Chambresd’Agricultures.

En même temps, les missions des Chambres d’Agriculture augmentent proportionnellement au désengagement de l’Etat, du fait des lois ESSOC et EGAlim !

Et rappelez-vous, en 2015, l’Etat prélevait notre provision pour la construction à hauteur de 2.7 M€. Il ne nous en a pour l’instant restitué que 530 000 €, bloquant notre projet.
Aujourd’hui, la proposition du Ministère se concrétiserait par quelques euros de baisse pour chaque agriculteurs. En revanche, pour notre Chambre d’Agriculture, l’impact se chiffre à environ 300 000 € de recettes annuelles en moins, obligeant les agriculteurs à payer plus de prestations s’ils veulent conserver les mêmes services et un impact sur l’emploi de nos salariés.

Affaiblir la Chambre d’Agriculture, c’est priver le territoire
d’une économie compétitive, innovante, durable et citoyenne.


C’est surtout priver les exploitations agricoles de la recherche, du Développement et de l’Innovation, indispensables pour affronter la compétitivité et les enjeux environnementaux et climatiques, c’est aller à l’encontre de l’efficacité, de la proximité, de l’accompagnement des entreprises agricoles et des territoires.

Alors quel avenir pour la Chambre d’Agriculture des Alpes-Maritimes ?

 

Nous refusons toute réduction des moyens d’intervention et d’actions de la Chambre d’Agriculture des Alpes-Maritimes auprès des agriculteurs, des forestiers et des territoires ruraux.

A l’impossible, nul n’est tenu : un effort budgétaire supplémentaire ne saurait se faire sans réduction de nos missions !

Michel DESSUS

 

Terres d'Horizon N°82 - juillet 2019