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Couverts végétaux et agroforesterie pour des sols vivants

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Une rencontre technique REGAIN GREEN & LAVANDES s’est tenue le 21 octobre.

Le 21 octobre après-midi, 30 personnes, dont 14 agriculteurs, se sont retrouvées sur les parcelles de Pierre Sauvat, agriculteur à Valensole, pour échanger sur la culture de PPAM en agroforesterie et couverts végétaux.
Cette rencontre était organisée par le parc naturel régional du Verdon dans le cadre du programme REGAIN et le Fonds de dotation pour la sauvegarde du patrimoine lavandes en Provence dans le cadre de son programme Green & Lavandes.
Plusieurs intervenants de structures spécialisées étaient présents pour aborder ce vaste sujet : AGROOF, le GR CIVAM, Agribio 04, le CRIEPPAM ainsi que la Chambre d’agriculture 04.

L’agroforesterie déclinée sous plusieurs formes sur l’exploitation

Pierre Sauvat est certifié en agriculture biologique depuis maintenant deux ans. Il y a trois ans, il a également fait le choix de s’orienter vers l’agroforesterie en associant oliviers et plantes aromatiques dans une même parcelle, mais également en réalisant une production de bois d’oeuvre dans une parcelle de céréales, ou encore en implantant quelque 700 grenadiers, amandiers, figuiers et pistachiers dans une parcelle de lavandin du plateau.
Un des objectifs de Pierre était de réduire la taille de ses parcelles sans être obligé de changer de matériel. Dans la parcelle de céréales agroforestière, il a opté pour l’implantation d’arbres de bois d’oeuvre dont la conduite lui semblait plus simple que celle des fruitiers. Ainsi, accompagné par AGROOF et le GR CIVAM, il a opté pour des espèces comme le poirier sauvage, le cormier, le merisier, le noyer hybride, l’orme, le tulipier de virginie ou l’aulne, adaptées à ses conditions de sol et aux contraintes hydriques. Les arbres sont plantés sur des bandes de 400 m de long espacées de 40 m pour laisser la place à la culture de céréales.
Parmi les clés de réussite, il faut citer la protection des arbres contre le gibier et la gestion de l’herbe. En effet, une compétition hydrique existe bel et bien durant les premières années. Plusieurs options de paillage sont possibles : bois raméal fragmenté, paille ou encore toiles géochanvre… Pierre réalise quant à lui un débroussaillage environ six fois par an.
La question du bilan hydrique est encore à l’étude, notamment dans le cadre du projet Arbraromatix développé par AGROOF. D’une part les arbres des parcelles agroforestières prélèvent beaucoup d’eau dans le sol, mais ils favorisent également un microclimat moins sec grâce à l’évapotranspiration, et ils augmentent l’infiltration de l’eau dans les sols, ce qui peut réduire le stress hydrique.
Ainsi, outre la création d’un microclimat favorable aux cultures, l’agroforesterie intraparcellaire présente d’autres nombreux avantages agronomiques comme l’amélioration de la fertilité des sols, la diminution de l’érosion et la protection contre le vent. Elle permet un stockage du carbone dans les sols et favorise la biodiversité en créant des corridors écologiques pour de nombreuses espèces. Le GR CIVAM a notamment relevé la présence de carabes dans les rangées d’arbres de Pierre, également présents dans les bois environnements mais absents à l’intérieur des parcelles.
Concernant le choix de la configuration d’implantation, il s’agit de s’adapter à la forme des parcelles tout en essayant de privilégier une orientation nord/sud qui diminue l’impact sur la culture, l’implantation est/ouest créant une ombre portée et donc une hétérogénéité de date d’arrivée à maturité au sein de la culture.

Dans la suite de l'article :

Les multiples avantages des couverts végétaux
 

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